Eva Wildi-Cortés, directrice de Fedpol, souligne l’importance d’une culture de management positive et de relations de confiance au sein de son équipe. Elle évoque la nécessité de la coopération internationale pour la sécurité de la Suisse, notamment en ce qui concerne l’initiative «Pas de Suisse à 10 millions» qui pourrait nuire à cette coopération. Wildi-Cortés insiste sur le fait que la suppression des instruments de coopération policière compliquerait le travail de Fedpol et ne rendrait pas la Suisse plus sûre.
Concernant la mafia corse, elle affirme que sa présence en Suisse n’est pas nouvelle et qu’il existe des plans d’action pour lutter contre le crime organisé. Elle appelle à une meilleure collaboration entre les différentes autorités et à des adaptations législatives pour lutter efficacement contre le blanchiment d’argent. La mafia est particulièrement active dans le trafic de drogue, la traite d’êtres humains et le trafic d’armes.
Wildi-Cortés met également en garde contre le risque d’infiltration mafieuse dans la politique et l’économie, soulignant que de nombreux politiciens ne réalisent pas qu’ils pourraient être en contact avec des mafieux. Elle évoque le phénomène de «Crime as a Service», où des jeunes sont recrutés en ligne pour commettre des infractions.
Sur la pédocriminalité, elle indique que Fedpol coordonne et analyse les signalements, qui ont augmenté, notamment en raison de l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle par les pédocriminels. Fedpol collabore également avec les autorités internationales pour lutter contre le tourisme sexuel pédocriminel. Enfin, elle mentionne le rôle d’un attaché de police en Thaïlande, qui facilite l’échange d’informations concernant les ressortissants suisses accusés d’abus d’enfants à l’étranger.
Source: Le Blick
