Ce lundi, le procès des deux ex-dirigeants de la clinique Corela s’ouvre. Cet établissement médical, dont 97% de l’activité consistait à réaliser des expertises pour les assurances, est accusé d’avoir falsifié des expertises pour déclarer des malades aptes au travail, favorisant ainsi les caisses maladie. Le Ministère public reproche à l’ex-directeur, un médecin psychiatre français, et à la «medical manager adjointe», une femme sans formation médicale, d’avoir commis des faux dans les titres et violé le secret de fonction. Les charges d’escroquerie et de corruption ont été abandonnées. Les expertises étaient réalisées par des médecins ayant étudié à l’étranger, soutenus par des employés basés à Madagascar, et le traitement des données était confié à des collaborateurs en Biélorussie. Les médecins signaient séparément la dernière page de leurs expertises, permettant au directeur de modifier les documents. Les premières perquisitions ont eu lieu en juillet 2020, mais les archives avaient été détruites. Le procès, prévu sur trois jours, n’inclut pas de représentants des assurances, qui ne sont pas considérées comme complices. Seules six parties plaignantes seront citées.
Source: 20 Minutes
