Une enquête de la «NZZ am Sonntag» révèle que des Géorgiens gravement malades exploitent le système d’asile en Suisse pour accéder aux soins médicaux, engendrant des coûts importants pour les finances publiques. Les requérants d’asile sont automatiquement affiliés à l’assurance maladie, et en l’absence de moyens pour payer, les soins sont financés par la collectivité. Entre 2022 et 2025, 34 dossiers ont été identifiés avec des factures médicales dépassant 10’000 francs, totalisant 3 millions de francs, soit 90’000 francs par personne en moyenne. Tous ces patients sont originaires de Géorgie, où la méfiance envers le système de santé local pousse certains à chercher des soins en Suisse, réputée pour la qualité de ses services. Les réactions politiques se durcissent, avec des demandes de rétablissement du visa pour les citoyens géorgiens. La conseillère nationale Jacqueline de Quattro (PLR/VD) critique le financement de soins gratuits par les impôts, tandis que Delphine Klopfenstein Broggini (Les Verts/GE) s’oppose à pénaliser toute une population pour des cas isolés. Le gouvernement suisse fait face à des obstacles pour agir, le SEM précisant que la réintroduction du visa nécessite l’accord de l’UE.
Source: 24 Heures
