Le suicide d’un surveillant-chef de la prison de La Chaux-de-Fonds (NE) en janvier dernier a révélé des tensions internes au sein du service pénitentiaire neuchâtelois. Selon sa veuve, Thomas, 38 ans, n’aurait pas supporté la pression liée à ses nouvelles fonctions, ayant été promu en urgence en pleine crise du service. Il a pris ses fonctions un mois avant son décès, alors que ses collègues étaient en arrêt maladie, et devait gérer un manque d’encadrement. La famille exige des explications des autorités, soulignant que Thomas n’avait aucune expérience en leadership, ce qui était connu lors de sa nomination. Il n’a pu commencer la formation nécessaire qu’en février. La famille tient les autorités judiciaires en partie responsables et critique le manque d’expérience et de formation. Le Syndicat des services publics a également exprimé des préoccupations concernant la nomination sans formation adéquate. Les autorités cantonales reconnaissent des dysfonctionnements, mais contestent tout lien direct avec le drame, affirmant que Thomas a été correctement entouré. Plusieurs postes de cadres restent vacants dans un contexte d’instabilité au sein du service.
Source: 20 Minutes
