En septembre, les électeurs suisses voteront sur l’initiative sur la neutralité, qui propose d’inscrire une neutralité « perpétuelle et armée » dans la Constitution et d’interdire les sanctions économiques contre les parties en guerre, comme celles imposées à la Russie. Un sondage révèle que 54 % des participants rejettent l’initiative, tandis que 34 % l’approuvent. Les résultats montrent des différences d’opinion selon l’âge, avec un soutien plus fort chez les jeunes. L’enquête a été menée auprès de 26’205 personnes entre le 11 et le 14 juin, avec une marge d’erreur de 1,5 point de pourcentage.
Walter Wobmann, président du comité en faveur de l’initiative, souligne que le débat est encore à ses débuts et défend l’importance de la neutralité pour la paix et la sécurité en Suisse. En revanche, Mattea Meyer, coprésidente du Parti socialiste, critique l’initiative, la qualifiant de « pro-Poutine » et affirmant qu’elle limiterait la capacité de la Suisse à imposer des sanctions. Gerhard Pfister, conseiller national du Centre, s’oppose également au projet, arguant qu’il récompense les États violant le droit international. Il souligne que la neutralité ne doit pas être équivalente à une distance égale entre l’agresseur et la victime.
Source: 20 Minutes
