Malgré le scandale des boucles WhatsApp racistes et sexistes au sein de la police lausannoise, l’épuration promise peine à se concrétiser. Une enquête de «Le Temps» révèle que des agents condamnés pénalement sont toujours en poste, et l’un d’eux a même été promu, ce qui suscite un sentiment d’impunité. La Municipalité avait annoncé des sanctions, mais seulement quatre policiers ont été licenciés sur une dizaine impliqués, dont trois contestent leur renvoi en justice. Des ex-agents évoquent des comportements inappropriés de certains gradés, qualifiant la situation de «films de ripoux». Des cadres intermédiaires sont accusés d’étouffer les affaires, et le commandant Olivier Botteron admet avoir manqué d’informations pour agir. Le règlement protecteur du personnel complique les licenciements, entraînant parfois la réintégration de policiers problématiques. Les lanceurs d’alerte manquent de protection et subissent des représailles, créant un climat délétère, alors que la justice enquête sur plusieurs décès liés à des interventions policières.
Source: Le Blick
