La Suisse a procédé mardi à des renvois forcés de plusieurs personnes vers le Burundi, provoquant des inquiétudes au sein de la communauté burundaise et des associations de défense des droits humains. Human Rights Watch a signalé une détérioration des droits humains au Burundi, avec des violences documentées entre janvier 2024 et mai 2025. Le Secrétariat d’Etat aux migrations considère ces renvois comme « licites » selon la jurisprudence du Tribunal administratif fédéral. Au moins 11 personnes ont été renvoyées vers Bujumbura, suscitant des manifestations à Genève et Lausanne. Les requérants d’asile déboutés expriment une grande peur de retourner dans leur pays, citant des persécutions passées. Gicu Massoudi, un requérant, a déclaré : « Si je retourne là-bas, je signe mon arrêt de mort. » Human Rights Watch a rapporté au moins 200 cas de violences sexuelles, 58 disparitions forcées, 62 actes de torture, 892 détentions arbitraires et 605 exécutions extrajudiciaires au Burundi. Le SEM a affirmé que chaque demande est examinée individuellement et a accordé l’asile à 40% des requérants burundais l’année dernière. Les manifestations continuent de dénoncer ces expulsions jugées dangereuses.
Source: RTS
