Les autorités genevoises s’inquiètent de possibles débordements lors du G7 d’Evian en juin prochain. Vingt-trois ans après les émeutes du G8 en France, le dialogue avec Berne s’est amélioré, mais les moyens de prévention demeurent insuffisants. Pascal Viot, chercheur à l’EPFL, souligne l’importance accrue du renseignement depuis 2003, bien que les ressources manquent. Les militants, plus mobiles, diversifient leurs rassemblements. Les déprédations de 2003, bien que n’ayant causé qu’un blessé, restent un traumatisme pour Genève. Micheline Spoerri, ancienne conseillère d’Etat, a dénoncé le manque d’écoute de la Confédération à l’époque. Jean-Jacques de Dardel, délégué du Conseil fédéral pour le G8 en 2003, a reconnu un manque de moyens policiers. Un accord signé en 2007 permettrait le déploiement de forces françaises en cas de besoin, une aide qui avait fait défaut en 2003. Actuellement, le Conseil fédéral prévoit de couvrir la majorité des coûts pour Genève, Vaud et le Valais, et a ouvert la voie à l’utilisation de 2000 militaires, bien qu’ils ne s’occupent pas de la prévention des menaces. Des tentatives d’émeutes par des black blocks sont jugées ‘inéluctables’ par des observateurs.
Source: Léman Bleu
