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Commerce de restes humains en Suisse : une enquête révèle des pratiques inquiétantes

Des annonces de crânes et fœtus humains circulent sur des plateformes comme Anibis, Ricardo et Facebook, avec des prix atteignant 10’000 francs. Bien que la Suisse interdise le profit sur le corps humain depuis 2008, aucune sanction pénale n’existe pour ce commerce. Les importations d’ossements humains depuis les États-Unis ont augmenté de 247% entre 2022 et 2025, atteignant 25,9 tonnes. Une enquête de la RTS a mis en lumière ce marché, où des publications contenant des restes humains sont présentes sur des plateformes grand public. Les vendeurs, basés en Suisse, contournent les règles en utilisant des astuces pour éviter la suppression de leurs annonces. Hélène, enquêtrice, a été surprise par le nombre d’annonces. Les conditions générales des plateformes interdisent ces publications, mais les contrôles sont rares. Damien Huffer, chercheur, souligne que les vendeurs ajoutent souvent la mention « à des fins éducatives seulement » pour se protéger. La Suisse a ratifié la Convention sur les droits de l’Homme et la biomédecine, mais il n’existe aucune sanction pénale pour ce commerce. Un commerçant à Saint-Gall propose un large catalogue d’ossements humains. L’enquête révèle également une transaction opaque impliquant un fœtus plastiné vendu par un professeur à une collectionneuse. Les importations d’ossements humains ont généré 1,7 million de francs entre 2022 et 2025, malgré l’interdiction d’envoyer des restes humains par la Poste Suisse.

Source: RTS