L’Unité de prévention des radicalisations (Uprad) a reçu environ 40 signalements en 2025, principalement concernant des mineurs. La majorité des cas sont liés à l’islam radical, mais un mouvement émergent, le «nihilisme violent», suscite des inquiétudes. Ce mouvement se caractérise par l’idée que le monde est vide de sens, incitant à la violence gratuite. Les autorités vaudoises anticipent une augmentation des cas, inspirée par des tendances observées en Europe et en Amérique du Nord. L’Uprad étudie cette mouvance pour élaborer des réponses adaptées. En 2018, un dispositif de désengagement avait été mis en place en réponse à la radicalisation liée à l’islam. La structure de l’Uprad, opérationnelle depuis le 1er janvier 2026, compte cinq collaborateurs et vise à préserver la sécurité publique et la cohésion sociale. Elle effectue des suivis individuels et développe des mesures de prévention. L’Uprad n’est pas un organe de police, mais un complément pour le désengagement et la réintégration des personnes radicalisées.
Source: 24 Heures
