À Brigue, un accompagnant scolaire est soupçonné d’avoir utilisé une application d’intelligence artificielle pour créer une image pédopornographique d’une élève de 14 ans à partir d’une photo Instagram. Cette affaire, révélée par le «Walliser Bote», pourrait établir un précédent en Suisse concernant les «deepfakes» sexualisés visant des mineurs. Le Conseil national a adopté une motion pour sanctionner les fournisseurs d’outils d’IA utilisés pour produire de tels contenus. Cependant, le Conseil fédéral prévoit d’intégrer cette question dans une législation globale sur l’intelligence artificielle, ce qui pourrait retarder les évolutions concrètes. Pendant ce temps, l’Union européenne renforce sa réglementation et les États-Unis imposent des mesures pour retirer rapidement les images intimes non consenties, y compris celles générées par IA. L’association Protection de l’Enfance Suisse signale une augmentation des contenus pédopornographiques générés par IA, souvent utilisés pour le cyberharcèlement et la sextorsion. Les enquêteurs de fedpol notent qu’il devient difficile de distinguer les images authentiques des contenus générés par IA. Les spécialistes estiment que la lutte contre ce phénomène doit commencer dès la conception des outils d’intelligence artificielle.
Source: 20 Minutes
