Les spécialistes du droit pénal des mineurs (DPMin) expriment des inquiétudes face aux récents durcissements législatifs concernant la délinquance juvénile en Suisse. En 2024, une mesure d’internement a été introduite, permettant un enfermement à durée illimitée pour les jeunes auteurs d’assassinat ayant plus de 16 ans et présentant un risque élevé de récidive. Le 5 mai 2026, le Conseil national a soutenu, contre l’avis du Conseil fédéral, une motion de Nina Fehr Düsel (UDC/ZH) visant à augmenter le plafond des peines pour les jeunes, avec des peines de 1 à 2 ans pour les 15 ans et de 4 à 6 ans pour les plus de 16 ans. Cette motion propose également de privilégier la peine privative de liberté par rapport au placement éducatif pour les jeunes jugés rebelles et de traiter les auteurs d’infractions « particulièrement graves » selon le droit pénal des adultes. Le texte est actuellement examiné par le Conseil des Etats.
Source: Le Temps
