Le Conseil fédéral suisse a publié une analyse des menaces, indiquant une détérioration significative de la situation sécuritaire en Suisse. Il identifie la Russie comme la principale menace pour la sécurité en Europe, soulignant qu’elle mène un conflit hybride contre l’Occident et adapte son armée à une confrontation militaire. La Suisse subit déjà des cyberattaques et des campagnes de désinformation. Le rapport avertit d’un risque d’escalade militaire à la frontière entre l’OTAN et la Russie, notamment en Biélorussie.
Outre la Russie, le rapport mentionne d’autres menaces, telles que le terrorisme, l’espionnage, l’acquisition d’armes de destruction massive, les attaques contre les infrastructures critiques et l’extrémisme. Le terrorisme est particulièrement préoccupant, avec un risque lié aux djihadistes libérés et à la radicalisation des jeunes sur internet. L’espionnage par plusieurs États en Suisse est également souligné, avec des activités de désinformation et de propagande.
Le rapport évoque une course à l’armement autour des armes nucléaires et conventionnelles, avec un intérêt pour certaines technologies suisses. Les cyberattaques de groupes chinois, russes, iraniens et nord-coréens sont identifiées comme une menace concrète pour les infrastructures critiques. Enfin, une montée des activités extrémistes à gauche et à droite est constatée. En réponse, le Conseil fédéral envisage de renforcer les capacités de défense, y compris une hausse de la TVA pour financer de nouveaux équipements militaires.
Source: Le Blick
