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Étude sur les conséquences des agressions sexuelles en Suisse romande

Une étude multicentrique menée entre 2022 et 2024 dans des hôpitaux romands a révélé que les conséquences d’une agression sexuelle persistent bien au-delà de la phase aiguë. Coordonnée par les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) en collaboration avec d’autres établissements, cette recherche a analysé 454 dossiers d’agressions sexuelles sur 623 constats. Parmi les participants, majoritairement des femmes majeures d’un âge médian de 27 ans, 178 ont accepté un suivi à trois et douze mois. Les résultats montrent qu’un an après l’agression, 57% souffrent d’anxiété significative, 71% de dépression, et 68% présentent un trouble de stress post-traumatique probable. Plus de 60% signalent des dysfonctions sexuelles persistantes, et plus de la moitié souffrent de symptômes physiques tels que douleurs chroniques et troubles du sommeil. De plus, 61% des participants avaient déjà été confrontés à une agression sexuelle antérieure. Les chercheurs soulignent la nécessité d’un suivi coordonné et d’une meilleure formation du personnel soignant. Les travaux de recherche se poursuivent jusqu’en 2027-2028, avec l’inclusion du Tessin dans le projet.

Source: Léman Bleu