La politique d’asile suisse concernant le Burundi est contestée suite au suicide d’un requérant débouté à Zurich le 5 avril. Ce fait a ravivé les critiques, notamment en raison de plusieurs arrestations récentes et d’un vol spécial vers Bujumbura prévu vendredi. Un collectif d’organisations suisses et burundaises a adressé une lettre aux autorités, dénonçant une mise en danger des personnes renvoyées. Un requérant en détention a déclaré :
«J’ai participé en Suisse à des manifestations contre la politique du Burundi. Dès que je poserai le pied là-bas, je serai emprisonné, c’est sûr à 100%. Ensuite, la torture, voire la mort, qui sait ce qui m’attend?»
Des manifestations ont eu lieu à Lausanne et devant le Grand Conseil vaudois, avec une action prévue à Bel-Air. Selon le collectif Solidarité Tattes, au moins deux personnes sont en détention à la prison de la Favra à Genève en vue de leur expulsion. Les organisations soulignent les risques de violences et de disparitions forcées, demandant la suspension immédiate des renvois. Le Secrétariat d’État aux migrations affirme que ces renvois sont «en principe licites et exigibles» selon la jurisprudence, tandis que les cantons, chargés de leur exécution, indiquent ne pas avoir de marge de manœuvre.
Source: 20 Minutes
