En 2022, 2127 Algériens ont demandé l’asile en Suisse, avec un taux d’acceptation de 0,3%. Les taux pour les Marocains et les Tunisiens sont respectivement de 0,7% et 2,5%. Un rapport du cabinet Ecoplan, commandé par la Confédération et les cantons, indique que 60% des requérants de ces pays sont accusés d’un délit. Ce phénomène est particulièrement préoccupant en Suisse alémanique, où les vols dans les véhicules ont triplé en Thurgovie, et où jusqu’à trois quarts des cas élucidés en Argovie impliquent des auteurs nord-africains issus du système d’asile. Florian Schneider, porte-parole de la police cantonale de Saint-Gall, évoque une «course contre la montre» pour arrêter les délinquants, certains récidivant plusieurs fois par jour. Le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) a mis en place des mesures en 2024, incluant des tables rondes stratégiques. Beat Stauffer, journaliste, suggère de revoir la procédure d’asile pour l’Algérie et le Maroc, soulignant que les motifs invoqués par les migrants sont souvent non recevables. La Confédération espère que le nouveau pacte migratoire européen, entrant en vigueur en juin, allégera la situation en Suisse.
Source: 20 Minutes
